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En octobre 2026, la nouvelle lune tombe le samedi 10 octobre à 17h50 et la pleine lune le lundi 26 octobre à 5h11. La lune descendante, celle des plantations, dure du 2 octobre (vers 13h30) au 16 octobre (vers 4h40), puis la lune montante, celle des semis, prend le relais jusqu'au 29 octobre (vers 18h30). Quatre jours sont à laisser tranquilles, les 7, 17, 21 et 28 octobre, et le meilleur créneau du mois pour planter l'ail et les échalotes se situe du 9 au 12 octobre.
Ces dates, je les ai recalculées à partir d'éphémérides astronomiques avant de les recouper avec plusieurs calendriers publiés, parce que deux calendriers se contredisent parfois de quelques heures. Vous trouverez ici ce que la plupart ne creusent pas : lune montante ne veut pas dire lune croissante, et ce mois-ci les deux notions se contredisent pendant près de 11 jours sur 31. Je vous explique aussi pourquoi vos deux calendriers peuvent différer de deux jours, et ce que la science dit vraiment de tout cela.
Voici le calendrier complet, jour par jour, avec l'heure exacte à laquelle la lune change de famille ou de sens, parce que beaucoup de journées se partagent entre deux types. Toutes les heures sont celles de Paris, à quelques minutes près, et les termes comme montante, racines ou nœud sont expliqués plus bas.
Remarquez que certains créneaux sont courts : le 12 octobre bascule à midi, et le 16 se partage entre feuilles et fruits à 8h30. Lorsque vous hésitez, choisissez la moitié de journée où la lune est encore dans la bonne famille.
| Point clé | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| 🌑 Nouvelle lune | Samedi 10 octobre à 17h50, avec un premier quartier le 18 à 18h12 |
| 🌕 Pleine lune | Lundi 26 octobre à 5h11, déjà en heure d'hiver |
| ⬇️ Lune descendante | Du 2 octobre (vers 13h30) au 16 octobre (vers 4h40), puis dès le 29 à 18h30 : on plante et on repique |
| ⬆️ Lune montante | Du 16 octobre au 29 octobre (vers 18h30) : on sème |
| 🚫 Jours à éviter | Les 7, 17, 21 et 28 octobre : nœuds lunaires, apogée et périgée |
| 🧅 Meilleur créneau racines | Du 9 au 12 octobre : ail, échalotes, arbres et haies |
| 🌷 Meilleurs jours fleurs | Les 3, 4, 13, 30 et 31 octobre, plus l'après-midi du 12 : bulbes et vivaces |
| ⚠️ Montante n'est pas croissante | Les deux cycles se contredisent pendant 10,6 jours sur 31 en octobre 2026 |
| 🔬 Preuve scientifique | Aucun effet démontré : 22 publications sur 23 n'en trouvent pas, le calendrier reste un excellent planning |
Voici les quatre phases du mois, en heure de Paris. Le dernier quartier ouvre octobre le samedi 3 à 15h24, la nouvelle lune suit le samedi 10, le premier quartier arrive le dimanche 18 à 18h12, et la pleine lune referme le mois le lundi 26 à 5h11.
Un détail d'horloge que peu de pages signalent : le passage à l'heure d'hiver a lieu dans la nuit du 24 au 25 octobre, donc la pleine lune du 26 est déjà en heure d'hiver. Si vous comparez avec un calendrier en heure universelle, cette pleine lune de 5h11 à Paris y apparaît à 4h11.
Ces phases ne racontent pourtant qu'une partie de l'histoire, car il existe un second cycle, celui de la trajectoire de la lune, que l'on confond tout le temps avec le premier.
Lune croissante veut dire que la partie éclairée grossit, de la nouvelle lune à la pleine lune. Lune montante n'a rien à voir : elle décrit la trajectoire de la lune dans le ciel, qui monte un peu plus haut chaque jour pendant près de 14 jours avant de redescendre. Les deux cycles n'ont pas la même durée, 27,3 jours pour la montante et la descendante contre 29,5 jours pour les phases, donc ils ne cessent de se décaler.
En octobre 2026, ce décalage saute aux yeux : la lune est croissante et descendante du 10 au 16 octobre, puis décroissante et montante du 26 au 29 octobre, comme elle l'était déjà les 1er et 2 octobre. Sur les 31 jours du mois, les deux cycles se contredisent pendant 10,6 jours, soit plus d'un jour sur trois.
Voici l'aspect technique que les autres pages survolent : ce cycle se mesure par la déclinaison de la lune, c'est-à-dire sa hauteur par rapport à l'équateur céleste. Le 2 octobre, elle atteint environ 28° au nord, et à Paris la lune culmine alors à près de 69° au-dessus de l'horizon, plus haut que le soleil au solstice d'été, qui plafonne à 65°. Le 16 octobre, à environ 28° au sud, elle ne dépasse pas 13°, encore plus bas que le soleil au solstice d'hiver (18°).
Ces valeurs sont proches du maximum du cycle de 18,6 ans, que l'IMCCE de l'Observatoire de Paris évalue à 28,7° de part et d'autre de l'équateur céleste, contre 18,1° au minimum. C'est ce qui rend la bascule entre lune montante et lune descendante particulièrement marquée en ce moment, avec des écarts de hauteur spectaculaires d'une quinzaine à l'autre.
Voici la règle que j'applique chaque automne, en trois lignes :
Cette règle vient de la tradition, pas d'une mesure, j'y reviens plus bas, mais elle a le mérite d'être simple à retenir. Reste à savoir quelle partie de la plante travailler chaque jour, et c'est là que les calendriers se mettent à diverger.
Chaque jour est rattaché à l'une de quatre familles de plantes, selon la constellation devant laquelle passe la lune : racines avec le Taureau, la Vierge et le Capricorne, fleurs avec les Gémeaux, la Balance et le Verseau, feuilles avec le Cancer, le Scorpion et les Poissons, fruits avec le Bélier, le Lion et le Sagittaire. On travaille alors la partie que l'on veut favoriser : l'ail un jour racine, une vivace un jour fleur, une salade un jour feuille, des fèves un jour fruit.
Le piège se cache dans le découpage du ciel. Le calendrier biodynamique suit les constellations réelles, de largeurs inégales, alors qu'un calendrier bâti sur le zodiaque des horoscopes, ou sur douze parts égales de 30 degrés, donne d'autres heures de passage. Pour l'entrée de la lune dans les Gémeaux, début octobre, l'écart dépasse deux jours.
Si vos deux calendriers ne sont pas d'accord, regardez d'abord le découpage qu'ils utilisent avant de douter de l'un ou de l'autre. Celui que vous lisez ici est calculé sur les constellations réelles, en heure de Paris.
Le calendrier du début de l'article signale aussi des journées à éviter, et elles méritent qu'on s'y arrête.
Les calendriers déconseillent de semer ou de planter lors de trois événements : les nœuds lunaires, l'apogée et le périgée. Un nœud est le moment où la lune croise l'écliptique, la route apparente du soleil, l'apogée est son point le plus éloigné de la Terre et le périgée son point le plus proche.
L'écart est loin d'être anecdotique : la lune se trouve à 404 600 km le 17 octobre et à 364 400 km le 28, soit 40 000 km de différence en moins de douze jours. Le 21 octobre rassemble d'ailleurs deux repères : le nœud ascendant, à 10h50, tombe presque à l'instant où la lune entre dans le Verseau, à 10h30.
Mon avis honnête : je ne plante pas ces jours-là, par habitude davantage que par conviction, et j'en profite pour affûter les outils. Cela ne me coûte qu'une journée à chaque fois.
Voyons maintenant ce que l'on met réellement en terre en octobre.
Octobre offre un sol encore tiède et le retour des pluies, deux alliés pour que les racines s'installent avant l'hiver. Ces repères valent aussi bien pour un potager en pleine terre que pour un carré potager, et voici les dates à retenir pour chaque culture.
Pour de la couleur tout de suite, les cyclamens et les pensées se plantent aussi un jour fleur, et si vous hésitez sur le cyclamen d'intérieur ou d'extérieur, cet article vous aide à choisir. Avant d'installer l'ail ou un arbuste, un apport de fumier bien décomposé ameublit la terre, et le fumier de cheval au potager détaille comment l'utiliser.
Un geste ne dépend d'aucune lune : couvrez le sol avec un paillage ou un engrais vert, car une terre nue se tasse et s'érode sous les pluies d'automne. Pensez aussi au voile d'hivernage pour les plantes frileuses, en l'ôtant les jours doux pour qu'il laisse circuler l'air.
Ma grand-mère, en Provence, plantait ses narcisses « quand la lune baisse », sans jamais avoir lu de calendrier : elle avait un almanach accroché derrière la porte du cabanon, et c'est surtout lui qui lui rappelait de ne pas remettre à demain. J'ai gardé ce réflexe, même si je regarde aujourd'hui les chiffres avec davantage de recul.
Ce réflexe m'amène à la question que tout le monde se pose : est-ce que cela marche vraiment ?
Je préfère être franche : aucune étude solide n'a démontré que jardiner avec la lune augmente les rendements. Une revue de 23 publications parue dans la revue Nature en 1946, citée par l'Association française pour l'information scientifique (AFIS), conclut que 22 d'entre elles, qui ne viennent pas du mouvement biodynamique, ne trouvent aucun effet de la lune sur les rendements ni sur les dates de germination.
Alors pourquoi s'en servir ? Parce que le calendrier fonctionne d'abord comme un planning : il m'oblige à planter en octobre plutôt qu'en décembre, il donne un jour précis à chaque tâche et il rend le jardinage plus régulier. Ma règle : la météo et l'état du sol passent avant la lune, donc une terre détrempée ou gelée un jour racine ne se plante pas.
Si vous voulez tout de même profiter du calendrier, un petit outil vous trouve le bon créneau.
Choisissez ce que vous voulez faire et le moment du mois qui vous arrange. Le test vous indique le meilleur créneau, avec la raison du choix.
🌹 Notre avis en une phrase : Servez-vous de ce calendrier comme d'un planning, avec la lune descendante du 2 au 16 octobre pour planter, la lune montante du 16 au 29 octobre pour semer et un pas de côté les 7, 17, 21 et 28, en gardant en tête que la météo et l'état du sol décident avant la lune.
Si vous ne deviez retenir qu'un créneau, ce serait du 9 au 12 octobre : lune descendante, jours racines, de quoi installer l'ail, les échalotes et une haie d'un seul coup. Le reste du mois s'organise autour de la bascule du 16 octobre, quand la lune devient montante et que les semis reprennent.
Imprimez le calendrier, accrochez-le dans la cabane et cochez au fur et à mesure, puis notez à la fin du mois ce qui a bien pris. Edgard a fait la même chose avec un tableau en liège, et il compte bien me prouver que ses rangs de mâche lèvent mieux que les miens.
Consacrez-les à tout ce qui ne touche pas aux racines : affûter et désinfecter le sécateur, nettoyer les pots, tamiser le compost, étiqueter les bulbes ou ranger la cabane. Ces jours d'entretien vous évitent aussi de repousser des tâches à la semaine suivante.
Les phases et les bascules de la lune se produisent au même instant partout sur Terre, seule l'heure locale change. La Belgique, le Luxembourg et la Suisse ont les mêmes heures qu'à Paris, au Québec il faut retirer 6 heures avant le 25 octobre puis 5 heures, et à La Réunion ajouter 2 heures puis 3 heures. Les conseils de saison, eux, valent pour le climat tempéré de la métropole : en octobre, c'est le printemps dans l'hémisphère sud.
Selon la tradition, on récolte ce qui doit être stocké en lune descendante : les 6 et 8 octobre pour les fruits comme les pommes et les coings, et du 9 au 12 octobre pour les racines comme les betteraves et les panais. Pour ce que vous mangez dans la semaine, la lune montante convient, avec les 16 et 18 octobre pour les fruits. Rien de tout cela n'est prouvé : pour la conservation, ce qui compte vraiment, c'est de récolter par temps sec sans abîmer la peau.
Oui, la logique est la même qu'en pleine terre : des narcisses en pot un jour fleur en lune descendante, de la mâche en jardinière un jour feuille. La vraie différence est le drainage : percez le fond, ajoutez une couche drainante, et regardez si les billes d'argile valent encore le coup avant d'en acheter.
Selon la tradition, la pelouse est un jour feuille : le 5 octobre, les 14 et 15, ou du 23 au 25 octobre. À la dernière tonte, laissez l'herbe moyennement haute pour la protéger du gel, et si vous scarifiez, une passe légère suffit à retirer la mousse, comme l'explique ce que l'on fait après avoir scarifié sa pelouse.
Il donne des heures et pas seulement des jours, il distingue clairement la lune montante de la lune croissante, et il précise le découpage du ciel qu'il utilise, constellations réelles ou signes de 30 degrés. S'il ne dit pas dans quel fuseau horaire il est calculé, méfiez-vous : c'est une source fréquente d'écarts d'une heure ou deux.