Aucun produit dans le panier
Pour le Flexigrout Titanium, respectez 12 heures avant toute circulation légère sur la surface jointoyée, et 72 heures avant une mise en eau complète, comme une première douche ou un lavage intensif du sol. Ce sont les deux délais de référence à retenir absolument, et brûler l'une de ces étapes reste la cause la plus fréquente de joints qui se fissurent ou qui perdent leur étanchéité dans les mois qui suivent la pose. Sachez aussi qu'il vaut mieux travailler par petites surfaces de 2 à 3 mètres carrés à la fois plutôt que de tout jointoyer d'un coup, une recommandation qui a autant d'importance que les délais de séchage eux-mêmes pour un résultat vraiment homogène.
Edgard a refait les joints de notre salle d'eau bordelaise avec ce type de produit technique l'an dernier, séduit par la promesse de ne plus avoir à s'en occuper pendant des années. On a soigneusement respecté les délais indiqués, et le résultat cinq mois plus tard reste impeccable, sans la moindre fissure ni le jaunissement qu'on connaissait avec nos anciens joints classiques.
| Etape | Delai a respecter |
|---|---|
| 🚶 Circulation legere | 12 heures minimum apres la pose |
| 🚿 Mise en eau complete | 72 heures minimum, sans exception |
| 🧽 Nettoyage de la laitance | Quelques heures apres l'application, eponge humide |
| 🧪 Composition | Bi-composant, poudre et resine liquide, additifs hydrofuges |
| 📏 Methode de travail | Par zones de 2 a 3 m2, jamais toute la surface d'un coup |
Indiquez ce que vous prévoyez de faire après la pose de votre joint pour connaître immédiatement le délai précis à respecter.
Delais donnes pour des conditions ambiantes normales, autour de 20 degres. Verifiez toujours la fiche technique presente sur votre emballage, les formulations pouvant evoluer.
Ces trois délais couvrent la quasi-totalité des situations rencontrées après une pose de joint, mais comprendre pourquoi ils sont si différents les uns des autres aide à ne jamais être tenté de les raccourcir.

Contrairement à un mortier-joint classique, simple mélange de poudre à diluer avec de l'eau, le Flexigrout Titanium fonctionne sur un principe bi-composant : une poudre technique se mélange à une résine liquide spécifique fournie avec le produit, plutôt qu'à de l'eau courante. Cette réaction chimique entre les deux composants, enrichie en résines polymères et en additifs hydrofuges, donne naissance à un joint particulièrement dense, peu poreux et flexible, capable d'absorber de légers mouvements du support sans se fissurer.
Cette flexibilité en fait un choix particulièrement pertinent lorsque vous posez un nouveau carrelage par-dessus un ancien revêtement, une configuration où le support est souvent moins stable qu'une dalle neuve, un usage similaire à celui qu'on retrouve d'ailleurs sur d'autres surfaces de rénovation, comme lors de la réalisation d'une chape de 5 centimètres sur un support existant, où chaque couche doit composer avec ce qui se trouve en dessous.
C'est une question logique que beaucoup se posent, en se demandant pourquoi attendre autant plus longtemps avant une douche que pour simplement marcher sur le sol. La réponse tient à la nature même de la réaction chimique en cours dans le joint.
La prise en surface, celle qui permet de marcher sans laisser d'empreinte, intervient relativement vite car elle ne concerne que les premiers millimètres du joint. La résistance à l'eau, en revanche, nécessite que la réaction chimique se soit propagée en profondeur dans toute l'épaisseur du joint, un processus beaucoup plus lent. Exposer le joint à l'eau avant ce délai de 72 heures risque de diluer partiellement la résine encore active, compromettant définitivement l'étanchéité et la durabilité annoncées du produit, même si l'aspect extérieur du joint semble déjà sec et fini.
Les 12 heures et les 72 heures de référence correspondent à des conditions de température ambiante autour de 20 degrés, ce qui n'est pas toujours la réalité de votre chantier selon la saison et la pièce concernée.
Une température plus fraîche, en dessous de 15 degrés, ralentit sensiblement la réaction chimique et peut facilement allonger ces délais d'un tiers, voire davantage dans une pièce non chauffée en plein hiver. Un taux d'humidité ambiante élevé, fréquent justement dans les salles de bain fraîchement rénovées où la ventilation n'a pas encore repris son rythme normal, ralentit également le séchage en surface comme en profondeur. En cas de doute sur les conditions de votre chantier, mieux vaut toujours rallonger le délai d'attente plutôt que de le raccourcir, le risque d'un joint prématurément sollicité étant largement supérieur à celui d'attendre simplement un peu plus longtemps que nécessaire.
Le respect des délais de séchage commence en réalité dès l'application elle-même, une étape bâclée compromettant tous les bons délais du monde.
Travaillez toujours par petites zones de 2 à 3 mètres carrés, jamais sur toute la surface en une seule fois, ce qui permet de contrôler précisément le temps de manipulation du produit avant qu'il ne commence sa prise. Respectez scrupuleusement le ratio poudre-résine indiqué sur l'emballage, un dosage approximatif étant l'une des causes les plus fréquentes de séchage irrégulier ou de fissuration précoce. Une fois le joint appliqué et légèrement pris en surface, nettoyez la laitance résiduelle sur le carrelage avec une éponge humide, sans excès d'eau qui pourrait pénétrer dans le joint encore frais et perturber sa prise.
Ce produit technique se trouve généralement dans les grandes surfaces de bricolage au rayon carrelage, ainsi que chez les négociants en matériaux professionnels, ce qui laisse un choix assez large de points de vente selon votre région.
Avant l'achat, vérifiez systématiquement la date de péremption du composant résine, un produit stocké trop longtemps en rayon pouvant voir ses performances légèrement diminuées. Comparez aussi la largeur de joint compatible indiquée sur l'emballage avec votre projet réel, tous les mortiers-joints techniques n'étant pas calibrés pour les mêmes largeurs de joints, ce qui pourrait compromettre le rendu final si vous vous trompez de référence. Son prix reste supérieur à celui d'un mortier-joint classique en poudre, un surcoût généralement justifié par l'absence d'entretien et de reprise dans les années qui suivent, mais renseignez-vous directement en magasin ou sur le site du distributeur pour connaître le tarif exact au moment de votre achat, les prix pouvant varier sensiblement d'une enseigne à l'autre.
Plusieurs erreurs reviennent régulièrement chez les particuliers qui découvrent ce type de produit technique pour la première fois, et elles méritent d'être connues avant de se lancer.
Utiliser le joint sur une trop grande surface d'un coup reste l'erreur numéro un, le produit commençant sa prise avant que vous n'ayez eu le temps de le travailler correctement sur l'ensemble de la zone. Mouiller le joint avant le délai des 72 heures, même pour un simple nettoyage un peu trop généreux en eau, peut suffire à compromettre sa résistance finale. Enfin, ne pas respecter le dosage exact entre la poudre et la résine, en improvisant les proportions plutôt qu'en suivant scrupuleusement les indications du fabricant, reste une cause fréquente de déception face à un produit pourtant très performant lorsqu'il est correctement mis en œuvre.
Pour résumer l'ensemble de la démarche, voici les étapes à suivre dans l'ordre pour une pose réussie de ce type de joint technique.
Ce protocole peut sembler contraignant vu de l'extérieur, mais chaque délai a une vraie justification chimique, et les respecter intégralement reste la meilleure garantie de profiter longtemps des qualités annoncées de ce type de joint technique.
Ce type de mortier-joint technique bi-composant convient généralement aux deux usages, sa formulation hydrofuge le rendant particulièrement adapté aux zones humides intérieures comme aux terrasses extérieures exposées aux intempéries. Vérifiez toujours la mention explicite sur l'emballage, certaines références étant spécifiquement optimisées pour l'un ou l'autre usage.
Un contact bref et léger avec l'eau, comme quelques éclaboussures, n'est généralement pas dramatique tant que le joint n'a pas été immergé ou soumis à une pression d'eau prolongée. En revanche, si une douche complète a été prise trop tôt, surveillez attentivement l'apparition éventuelle de fissures ou de décoloration dans les semaines suivantes, signe que la prise en profondeur a pu être compromise.
Non, même un joint flexible comme celui-ci reste un mortier rigide en comparaison d'un joint silicone, et il ne doit jamais remplacer les joints de dilatation en silicone indispensables dans les angles de pièces humides et aux jonctions entre matériaux différents, où les mouvements sont trop importants pour un simple mortier-joint, aussi performant soit-il.
Sa durabilité annoncée, plusieurs années sans entretien particulier, dépasse généralement largement celle d'un joint classique en poudre, qui a tendance à se fissurer ou à noircir bien plus tôt dans les zones humides. La durée de vie réelle dépend cependant beaucoup de la qualité de l'application initiale et du respect des délais de séchage évoqués dans cet article.
Oui, comme pour tout jointoiement, les carreaux doivent être parfaitement propres, secs et dépourvus de résidus de colle avant l'application, faute de quoi l'adhérence et l'aspect final du joint pourraient en être affectés, indépendamment même de la qualité intrinsèque du produit utilisé.