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Pour bien démarrer, installez Pl@ntNet pour identifier vos plantes gratuitement, Tomate & Basilic ou Dr. Jonquille & Mr. Ail pour organiser un potager, et gardez PictureThis pour les cas où vous acceptez de payer un abonnement. Le calendrier lunaire reste un plaisir plus qu'une méthode, et je vous montre pourquoi chiffres à l'appui.
J'ai lu les cinq premiers classements de Google, puis j'ai vérifié moi-même les fiches App Store, les prix affichés et une étude universitaire sur la précision de l'identification. Vous trouverez ici ce que les autres listes oublient, un test de dix minutes pour choisir, et ce que je fais chez moi, à Bordeaux, avec Edgard.
| Point clé | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|
| 🌿 Identifier | Pl@ntNet, gratuite, environ 20 000 espèces annoncées, 4,6 sur 5 pour plus de 9 900 avis |
| 🔬 Fiabilité | PictureThis trouve le genre dans 97,3 % des cas mais l'espèce dans 83,9 % seulement |
| 🥕 Potager | Tomate & Basilic pour planifier, Dr. Jonquille & Mr. Ail pour être guidée pas à pas |
| 🌙 Lune | 22 publications sur 23 ne trouvent aucun effet de la Lune : un rythme, pas une méthode |
| 💶 Prix | Pl@ntNet à 0 €, Tomate & Basilic de 3,99 à 49,99 €, PictureThis 34,99 € par an en formule Pro |
| 📱 Poids | 83,6 Mo pour Pl@ntNet contre 256,5 Mo pour PictureThis |
| ⚠️ Le piège | L'essai gratuit est suivi d'un abonnement : notez sa date de fin dès l'activation |
| 🧪 Le test | Trois plantes que vous connaissez, deux applications, dix minutes, et le mode avion |
Avant de télécharger quoi que ce soit, demandez-vous ce que vous voulez déléguer à votre téléphone. Les classements que j'ai lus mélangent tout, alors qu'une application qui reconnaît une plante ne vous aide pas à planifier vos semis, et inversement.
Ce tableau vous donne le réflexe de départ, mais chaque application mérite qu'on regarde ce qu'elle fait, et surtout ce qu'elle ne fait pas. Je commence par celles qui reconnaissent les plantes, là où j'ai trouvé l'écart le plus instructif.

Pl@ntNet est l'application que j'ouvre en premier, pour une raison simple : elle est gratuite, développée avec des organismes de recherche français comme le Cirad, et sa fiche App Store annonce environ 20 000 espèces. Elle affiche 4,6 sur 5 pour plus de 9 900 avis, et elle se contente de 83,6 Mo, contre 256,5 Mo pour PictureThis.
Ma grand-mère, en Provence, nommait chaque plante de son jardin par son nom latin, sans jamais se tromper. Le jour où je lui ai fait identifier une fleur de bord de chemin avec Pl@ntNet, elle a haussé un sourcil, puis vérifié dans son vieux livre de botanique, et ce réflexe de confirmer par une deuxième source, je l'ai gardé.

PictureThis joue dans une autre catégorie : plus de 400 000 espèces annoncées, un diagnostic des maladies, des rappels d'arrosage, mais derrière un abonnement. Sa fiche affiche 4,7 sur 5 pour environ 70 000 avis, avec un essai gratuit avant le premier prélèvement.
Reste la vraie question : peut-on se fier au nom affiché ? Une étude de l'université Rutgers, publiée en 2022 dans la revue Arboriculture & Urban Forestry, a testé six applications sur 55 espèces d'arbres du New Jersey, et l'écart entre le genre et l'espèce est frappant.
Concrètement, PictureThis trouve le bon genre dans 97,3 % des cas, mais la bonne espèce dans 83,9 % seulement. Sur les six applications, la précision au genre allait de 71,8 à 97,3 %, et l'identification par l'écorce était bien moins fiable que par les feuilles.
Pour vous, cela veut dire que le genre suffit souvent pour l'arrosage et l'exposition : savoir qu'il s'agit d'un rosier ou d'un érable vous donne déjà les grandes lignes. En revanche, l'espèce compte pour la taille d'un hortensia, car on ne taille pas un Hydrangea macrophylla comme un Hydrangea paniculata.
Elle compte aussi pour savoir si une baie se mange ou si une plante est toxique pour votre chat, et dans ces cas-là, un second avis s'impose.
Attention, cette étude porte sur des arbres en extérieur, pas sur vos rosiers ni sur vos plantes d'intérieur, et les variétés horticoles sont plus difficiles à distinguer. Prenez ces chiffres comme un ordre de grandeur, pas comme une garantie.
La qualité de la photo change tout au résultat. Voici ce que je fais avant d'appuyer sur le bouton :
Si vous voulez comparer d'autres outils de reconnaissance, j'ai détaillé les applications de reconnaissance de fleurs dans un autre article. Mais nommer une plante n'est qu'un geste ponctuel, alors passons à ce qui occupe toute une saison : le potager.

Tomate & Basilic est celle que je recommande pour organiser un potager : elle propose un journal de potager, des rappels personnalisables, des associations de plantes et plus de 300 fiches pratiques, en français. Sa note App Store est de 4,3 sur 5, mais sur 172 avis seulement, ce qui reste un échantillon mince.
Elle est gratuite à installer, avec des achats intégrés qui vont de 3,99 € à 49,99 € selon la formule, donc regardez bien ce que vous débloquez avant de payer. Un point que j'ai relevé : la version affichée sur la fiche que j'ai consultée date d'août 2024, ce qui ne prouve pas qu'elle soit abandonnée, mais mérite un coup d'œil avant d'y confier une saison de notes.

Dr. Jonquille & Mr. Ail est née à Toulouse et vous guide pas à pas de la plantation à la récolte, avec des conseils de permaculture et de protection naturelle. Elle a été présentée comme gratuite à son lancement, mais une boutique en ligne est intégrée, donc lisez les conseils avec le recul que vous auriez devant un rayon de jardinerie.
Si aucune ne vous plaît, Mon Jardin Potager, présentée comme gratuite par les comparatifs que j'ai consultés, propose des dates de semis et la gestion de différents espaces de culture. Quelle que soit l'application, voici ce que je vérifie avant d'y écrire quoi que ce soit :
Au début, j'ai tout noté dans une application. Puis j'ai gardé aussi un carnet à spirale, parce qu'une application se met à jour, change de formule ou disparaît, et vos notes avec elle. Si vous débutez et n'avez pas encore de carré, créer un carré potager facilement est un bon point de départ avant de planifier quoi que ce soit.
Reste une fonction que presque toutes ces applications affichent en bonne place, et dont personne ne parle franchement : le calendrier lunaire.
Presque tous les classements que j'ai lus placent Lune & Jardin ou une application voisine dans leur sélection, sans dire ce que la science en pense. Or la question a été étudiée, et la réponse est nette.
D'après l'Afis, l'Association française pour l'information scientifique, une revue publiée dans Nature en 1946 par Beeson a passé en revue 23 publications : les 22 qui ne viennent pas du mouvement biodynamique ne montrent aucun effet de la Lune sur les rendements ou les dates de germination. Les observations de Maria Thun sur des radis, souvent citées en faveur de la méthode, reposaient sur des constats sans mesures objectives ni analyse statistique.
Faut-il désinstaller pour autant ? Non : un calendrier lunaire est un rythme agréable qui vous ramène au jardin à intervalles réguliers, et le seul tort est de le croire responsable d'une récolte. Ce qui décide vraiment d'un semis, c'est la température du sol, l'humidité et la date des dernières gelées.
Reste à regarder ce que coûtent vraiment ces applications, car c'est là que les mauvaises surprises arrivent.
Le prix affiché n'est pas toujours celui que vous paierez, parce que presque toutes fonctionnent en freemium : l'installation est gratuite, l'usage complet ne l'est pas. Voici les trois situations que j'ai relevées sur les fiches App Store françaises.
Le piège n'est pas le prix, c'est l'essai gratuit : sur PictureThis, il est suivi d'un abonnement payant, donc notez la date de fin dans votre agenda le jour où vous l'activez. Quant à savoir comment résilier, la réponse est dans la foire aux questions plus bas.
Pour ne pas payer pour rien, je fais toujours le même test avant de garder une application.
Voici la méthode que j'applique chez moi pour trier en un quart d'heure, avant de confier quoi que ce soit à mon téléphone :
Si une application échoue sur vos trois plantes connues, inutile de lui confier l'inconnue. Ce test ne mesure pas tout, mais il évite déjà la plupart des déceptions.
Une application reconnaît une feuille, elle ne lit pas votre arrosage. Un citronnier aux feuilles jaunes peut être pris pour une carence alors que la cause est un pot qui reste détrempé, et dans ce cas un citronnier dont les feuilles jaunissent se règle à la racine, pas à l'écran.
Mon réflexe, quand l'application hésite ou que deux applications se contredisent : je plante un doigt dans le terreau avant de chercher plus loin. Le plus souvent, la réponse est dans le pot, pas dans l'écran.
Il ne vous reste qu'à choisir votre première application, et un petit questionnaire vous y aide.
Trois questions suffisent pour savoir quelle application installer en premier. Répondez selon ce que vous voulez vraiment faire, pas selon ce qui a l'air impressionnant.
🌹 Notre avis en une phrase : Installez Pl@ntNet pour nommer vos plantes, Tomate & Basilic pour planifier, gardez le calendrier lunaire comme un rythme plutôt qu'une méthode, et ne payez un abonnement qu'après avoir comparé trois plantes que vous connaissez déjà.
Les meilleures applications de jardinage ne sont pas celles qui en promettent le plus, mais celles qui vous font gagner du temps sur un geste précis : nommer, planifier, rappeler. Pour tout le reste, un doigt dans la terre vaut une notification, et cela ne se télécharge pas.
Commencez ce soir par installer Pl@ntNet et photographier trois plantes que vous connaissez. Dans dix minutes, vous saurez si votre téléphone mérite une place supplémentaire dans votre jardin.
Oui pour Pl@ntNet, dont la fiche App Store mentionne une identification hors ligne sur iPhone. Pour les autres applications, je n'ai pas trouvé cette information de façon claire : testez en mode avion avant de compter dessus au fond du jardin, là où le réseau passe souvent mal.
Avec Pl@ntNet, c'est un projet de science participative : vos observations peuvent alimenter la base de données, avec leur localisation. Ouvrez les réglages de confidentialité avant d'envoyer la photo prise devant votre maison, et désactivez la géolocalisation si vous préférez la garder pour vous.
Non, et ne mangez jamais un champignon identifié uniquement par une application : une erreur peut être grave. Faites vérifier votre récolte par votre pharmacien, ou par une association mycologique de votre région, avant de la cuisiner.
PictureThis annonce un diagnostic des maladies, mais la photo d'une feuille ne suffit pas toujours à distinguer une tache noire d'un simple coup de soleil. Comparez le résultat avec notre guide sur les maladies des rosiers et les remèdes de grand-mère, et vérifiez l'arrosage avant de traiter.
Sur iPhone, ouvrez Réglages, touchez votre nom puis Abonnements, et choisissez l'application. Sur Android, ouvrez le Play Store, touchez votre profil, puis Paiements et abonnements et Abonnements. Faites-le avant la fin de l'essai, car supprimer l'application ne résilie rien.
Oui, à condition de n'en installer qu'une seule par geste au départ. Prenez Pl@ntNet pour nommer vos plantes, et une application de potager seulement si vous avez déjà un carré ou quelques pots, sinon vous collectionnerez des notifications plutôt que des récoltes.