Aucun produit dans le panier
La plante araignée, c'est sans doute l'une des premières plantes que j'ai jamais reçues. Un pot posé sur le rebord de la fenêtre de ma chambre d'étudiante, offert par une amie qui m'avait dit : "Même toi tu ne peux pas la tuer." Elle avait raison. Le Chlorophytum comosum, aussi appelé phalangère, est une plante d'intérieur extraordinairement robuste, qui purifie l'air, se multiplie toute seule et s'adapte à presque tous les intérieurs. Son prix est accessible, entre 3 € et 15 € selon la taille, et son entretien se résume à très peu de choses. C'est la plante idéale pour débuter, mais aussi pour ceux qui voyagent souvent ou oublient d'arroser.
Voici tout ce qu'il faut savoir pour la cultiver, l'entretenir et profiter pleinement de ses nombreux bienfaits.

Je ne connais pas beaucoup de plantes qui portent un nom aussi imagé. La plante araignée doit le sien à ses longues tiges retombantes qui portent de petites plantules au bout, comme autant de pattes qui s'étirent dans le vide. Vue d'un peu loin, suspendue dans une corbeille ou posée en hauteur, elle ressemble effectivement à une araignée avec ses fils. Rien d'effrayant là-dedans, promis.
Son nom scientifique est Chlorophytum comosum, et on la désigne aussi sous les noms de phalangère, ruban ou araignée verte. Elle est originaire d'Afrique du Sud et d'Afrique centrale, où elle pousse naturellement dans les sous-bois humides, à l'ombre partielle des grands arbres. Ce contexte d'origine explique beaucoup de choses sur ses besoins : elle aime la lumière indirecte, supporte l'humidité et se sent bien dans les pièces à température ambiante.
Ses feuilles sont longues, étroites, légèrement arquées, d'un vert vif. La variété la plus répandue est la phalangère panachée, dont les feuilles présentent une belle bande blanche ou crème au centre, ou en bordure. C'est celle qu'on trouve dans la quasi-totalité des jardineries et marchés de fleurs. Il existe aussi une variété entièrement verte, moins courante, et une variété à feuilles bouclées appelée Chlorophytum comosum 'Bonnie', dont les feuilles s'enroulent sur elles-mêmes de façon très décorative.
Ma grand-mère cultivait ses phalangères dans la véranda de sa maison provençale, là où la lumière filtrait à travers une vigne. Je n'ai jamais vu ses plantes aussi vigoureuses qu'à cet endroit. Ce n'était pas un hasard.
La plante araignée aime la luminosité diffuse et constante. Elle se comporte très bien près d'une fenêtre orientée est ou ouest, là où la lumière est présente sans être agressive. Un emplacement trop sombre ralentit sa croissance et ternit l'éclat de ses feuilles panachées. Un soleil direct et prolongé, lui, brûle les feuilles et provoque des taches brunes.
Si vous voulez la placer dans une pièce peu éclairée comme un couloir ou une salle de bain sans fenêtre, elle survivra, mais elle ne fleurira pas et ses nouvelles feuilles perdront leur panachure. La règle simple : une lumière que vous trouveriez confortable pour lire est une bonne lumière pour votre phalangère.
Pour la culture, un terreau universel légèrement drainant convient très bien. Vous pouvez mélanger deux tiers de terreau pour plantes d'intérieur avec un tiers de perlite ou de sable grossier pour éviter que les racines restent dans l'eau. La phalangère développe des racines charnues qui stockent l'eau et les nutriments, ce qui explique en partie sa résistance aux oublis d'arrosage.
Rempotez-la tous les deux ans environ, au printemps, en choisissant un pot avec des trous de drainage. Si ses racines commencent à sortir par le fond ou à soulever la motte, c'est le signal qu'il est temps de lui offrir un peu plus d'espace. Préférez un pot en terre cuite pour réguler naturellement l'humidité, ou un cache-pot joli sans drainage à condition de vérifier régulièrement qu'il n'y a pas d'eau stagnante au fond.
La phalangère est à l'aise entre 15 °C et 25 °C, ce qui correspond exactement aux températures habituelles d'un appartement ou d'une maison française en toutes saisons. Elle supporte des descentes jusqu'à 10 °C sans trop souffrir, mais elle déteste les courants d'air froids et les emplacements proches d'un radiateur qui assèche l'air.
L'été, si vous la sortez sur un balcon ou une terrasse, veillez à la mettre à l'ombre. La température extérieure ne lui pose pas de problème, mais le soleil direct, si.
Maintenant que vous savez dans quelles conditions la planter, voyons comment l'entretenir au fil des saisons pour qu'elle reste belle et vigoureuse.

C'est clairement la partie que je préfère avec cette plante : il n'y a presque rien à faire. C'est elle qui s'adapte à vous, pas l'inverse.
Le plus grand ennemi de la phalangère, c'est l'excès d'eau. Ses racines tubéreuses, charnues, stockent les réserves, et si le substrat reste trop longtemps gorgé d'humidité, elles pourrissent. En pratique, voici comment je procède :
Si vous partez en vacances deux semaines, ne paniquez pas. Votre phalangère vous attendra.
Au printemps et en été, un engrais liquide pour plantes vertes une fois par mois suffit amplement. En automne et en hiver, elle entre dans une période de repos végétatif : inutile de la nourrir, cela surchargerait les racines sans bénéfice.
Coupez les feuilles jaunies ou abîmées au ras de la base avec des ciseaux propres. Essuyez régulièrement le feuillage avec un chiffon humide pour retirer la poussière, qui bloque la lumière et empêche la plante de respirer correctement. Ce petit geste, fait une fois par mois, change vraiment l'apparence d'une plante.
Voici les signaux d'alerte les plus fréquents et leur réponse directe :
Je parle souvent du végétal dans un intérieur comme d'un choix esthétique. Mais la phalangère, c'est aussi un choix pour votre bien-être au quotidien, et ce n'est pas anecdotique.
Le Chlorophytum comosum figure dans la fameuse étude de la NASA sur la dépollution de l'air intérieur. Elle absorbe le formaldéhyde, le monoxyde de carbone et le xylène, des substances que l'on retrouve dans les colles, les peintures, les revêtements de sol, les produits d'entretien. Pas question de vous dire qu'elle remplace un système de ventilation ou un purificateur d'air, mais dans une pièce bien aménagée avec plusieurs plantes, elle contribue réellement à assainir l'atmosphère.
Plusieurs études en psychologie environnementale montrent que la présence de végétaux vivants dans un espace de travail ou de vie réduit le niveau de cortisol, améliore la concentration et favorise la récupération après l'effort. Je l'ai souvent remarqué chez moi : une pièce avec des plantes respirait différemment, littéralement. Edgard, lui, mettait ça sur le compte de la lumière. On n'est pas toujours d'accord, mais sur ce point, nos deux phalangères trônent fièrement dans le salon sans que personne ne s'y oppose.
Si vous cherchez à intégrer des végétaux dans votre bureau ou votre espace de travail, la phalangère est particulièrement adaptée : elle tolère les luminosités artificielles et ne demande pas d'attention quotidienne.
C'est un point qui me paraît vraiment important à mentionner. La phalangère est non toxique pour les chiens et les chats, ce qui est loin d'être le cas de toutes les plantes d'intérieur. Les félins sont d'ailleurs parfois attirés par ses longues feuilles, sans risque pour eux. Pour les enfants en bas âge, même chose : pas de danger particulier.
La bonne nouvelle, c'est que la phalangère est l'une des plantes d'intérieur les moins coûteuses du marché. On la trouve partout, et son prix reste très accessible :
Si vous hésitez entre une plante naturelle et une plante artificielle pour un espace donné, je vous invite à lire cet article qui compare les deux options : les deux ont leurs avantages selon votre mode de vie.
C'est l'une des grandes joies de cette plante : elle se multiplie pratiquement toute seule, en produisant des stolons. Ces longues tiges arquées portent au bout de petites rosettes de feuilles, déjà formées, qui n'attendent qu'à prendre racine.
Pour multiplier votre phalangère, vous avez deux options :
Option 1 : multiplication dans l'eau Coupez un stolon avec sa petite rosette et placez-le dans un verre d'eau, en veillant à ce que les feuilles ne trempent pas. En deux à trois semaines, de petites racines blanches apparaissent. Quand elles atteignent deux à trois centimètres, rempotez dans un petit pot de terreau. Arrosez légèrement et conservez à la lumière indirecte.
Option 2 : multiplication en terre Tant que le stolon est encore attaché à la plante mère, placez la petite rosette sur un pot de terreau humide posé à côté. Maintenez-la au contact de la terre avec une petite pince ou un trombone. Les racines vont se développer en deux à quatre semaines. Coupez ensuite le stolon.
Cette seconde méthode est celle que je préfère, car la petite plante ne subit aucun choc au rempotage : elle a déjà ses propres racines ancrées dans la terre. C'est aussi une très belle idée cadeau, offrir une bouture qu'on a soi-même prélevée. Cela donne aux plantes une dimension affective que j'aime beaucoup.
Si vous aimez l'idée d'un coin vert à cultiver chez vous en intérieur, jetez un coup d'oeil à cet article sur comment créer un potager intérieur pour aller encore plus loin dans l'aventure végétale.
Je reviens souvent à cette image de ma chambre d'étudiante avec sa phalangère posée sur le rebord de la fenêtre. Elle était là, verte, tranquille, indifférente à mes oublis. Et c'est exactement ce que j'aime chez elle : elle ne réclame rien, mais elle donne beaucoup. Un peu de verdure, un air un peu plus sain, des boutures à offrir, une silhouette graphique qui s'intègre dans tous les styles d'intérieur, du plus épuré au plus chaleureux.
Si vous cherchez une première plante, une plante cadeau, ou simplement quelque chose de vivant à poser dans un coin de votre salon, la phalangère coche toutes les cases. Elle est accessible, généreuse, et elle a ce petit quelque chose de romantique avec ses longues tiges qui retombent doucement. Une plante qui dure, et ça, vous savez à quel point c'est une qualité que j'apprécie.
Non. La phalangère supporte très bien les oublis d'arrosage grâce à ses racines tubéreuses qui stockent les réserves. En été, arrosez une à deux fois par semaine quand la surface de la terre est sèche. En hiver, une fois tous les dix à quinze jours suffit. Trop d'eau est bien plus dangereux que pas assez.
Dans la grande majorité des cas, ce sont les minéraux de l'eau du robinet, notamment le fluor et le chlore, qui brûlent les extrémités foliaires. Passez à l'eau filtrée, à l'eau de pluie ou laissez l'eau du robinet reposer 24 h dans un récipient ouvert avant d'arroser. Si le problème persiste, vérifiez que l'air n'est pas trop sec autour de la plante.
Oui, à condition qu'il y ait un minimum de lumière naturelle ou artificielle. La salle de bain est même un excellent emplacement car l'humidité ambiante lui convient très bien. Évitez les pièces entièrement aveugles sans source lumineuse.
Les stolons apparaissent généralement quand la plante est légèrement à l'étroit dans son pot et qu'elle bénéficie d'une belle luminosité. Si votre plante est jeune, dans un grand pot et dans un endroit peu éclairé, elle ne cherchera pas encore à se reproduire. Attendez qu'elle soit bien établie, placez-la dans un pot adapté à sa taille et rapprochez-la d'une fenêtre.
L'étude de la NASA sur les plantes dépolluantes date de 1989 et a été conduite en conditions de laboratoire. En intérieur réel, une seule plante ne suffit pas à purifier tout un appartement. Mais réunir plusieurs plantes vertes dans un espace contribue à améliorer la qualité de l'air, à capter une partie des composés organiques volatils et à réguler l'humidité. La phalangère est l'une des espèces les plus efficaces dans ce rôle.
Oui, en été, à condition de la placer à l'ombre ou mi-ombre. Elle ne tolère pas le gel et doit rentrer dès que les températures descendent en dessous de 10 °C. Dans les régions au climat doux comme le Sud de la France, certains jardiniers la cultivent en extérieur à l'année, mais elle reste fondamentalement une plante d'intérieur.